Comment contester une surprime d'assurance emprunteur ?

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Sommaire

Face à une surprime sur votre assurance emprunteur, vous disposez de plusieurs recours : négociation avec l’assureur, médiation, contre-expertise médicale ou délégation d’assurance. Ces démarches permettent souvent d’obtenir une réduction du montant de la surprime, voire sa suppression, sans bloquer votre crédit immobilier. Cardif, assureur, vous explique.

Contester une surprime en assurance emprunteur : en bref

  • Vous pouvez contester une surprime via une lettre de contestation, la médiation ou une contre-expertise médicale.
  • La délégation d’assurance offre une alternative efficace en cas d’échec des négociations.
  • La convention AERAS protège les emprunteurs dont l’état de santé complexifie l’accès à l’assurance.

Qu’est-ce que la surprime d’une assurance emprunteur ?

La surprime est une majoration du montant de la prime appliquée par l’assureur lorsque le profil de l’emprunteur présente un risque aggravé. Cela peut être lié à l’état de santé (maladie chronique, maladies rénales, situation médicale spécifique), à l’activité professionnelle (métiers dangereux, professionnel policier d’élite, cascadeur), ou encore à la pratique de sports à risques. Le contrat d’assurance intègre alors des conditions particulières qui augmentent les primes d’assurance par rapport à un profil ne présentant pas un risque aggravé.

Cette surprime sur le coût du crédit immobilier peut représenter une charge significative sur la durée du prêt. Comprendre les raisons de cette majoration est la première étape avant d’envisager toute contestation ou demande d’assurance alternative.

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Quelles démarches entamer pour négocier une surprime ?

Avant d’engager des recours amiables, il est conseillé de bien relire la notice d’information et les conditions particulières de votre contrat d’assurance. Adressez d’abord un courrier au service réclamation de votre compagnie d’assurance pour exposer votre situation et demander une révision.

La loi Lemoine permet désormais de solliciter un réexamen de votre dossier en cas d’évolution favorable de votre état de santé. Si cette première approche ne donne pas satisfaction, deux voies s’offrent à vous : la médiation et la contre-expertise médicale. Dans tous les cas, conservez une trace écrite de vos échanges avec l’assureur, car ces éléments seront utiles si la situation évolue vers une procédure judiciaire.

La médiation

Si le dialogue avec votre assureur n’aboutit pas, vous pouvez saisir le médiateur de l’assurance. Cette démarche gratuite et indépendante permet d’obtenir une solution sur le bien-fondé de la surprime ou des exclusions de garantie appliquées à votre contrat d’assurance.

Le médiateur de l’assurance rend un avis dans un délai de 90 jours. Bien que non contraignant, cet avis est généralement suivi par les compagnies d’assurance. et représente une solution amiable pour résoudre un litige avec votre assureur.

La contre-expertise médicale

La contre-expertise médicale est une démarche qui consiste à faire examiner votre dossier médical par un médecin indépendant, afin de contester l’évaluation du risque réalisée par le médecin-conseil de l’assureur. Cette procédure est particulièrement pertinentelorsque la surprime repose sur une appréciation de votre situation médicale que vous estimez inexacte ou disproportionnée.

 Le rapport du médecin indépendant peut être transmis à votre compagnie d’assurance à l’appui d’une lettre de contestation. En cas de désaccord persistant entre les deux experts, un troisième médecin peut être désigné d’un commun accord. Ce recours améliore significativement vos chances d’obtenir une révision du montant de la surprime ou la suppression de certaines exclusions de garantie.

Quels sont les arguments efficaces pour contester une surprime ?

Pour contester efficacement une surprime, il convient de réunir des arguments solides. Une amélioration documentée de votre état de santé constitue l’argument le plus recevable : bilans médicaux récents, attestations de médecins spécialistes, résultats d’examens. Vous pouvez également contester le montant de la surprime en comparant les pratiques d’autres assureurs spécialisés sur votre profil.

La convention AERAS(s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) prévoit des solutions possibles convention AERAS pour les emprunteurs dont le dossier a été refusé ou majoré. Le droit à l’oubli, instauré par la loi Lemoine, permet de ne plus déclarer certaines maladies après un délai fixé. Enfin, si votre activité professionnelle a changé ou si vous avez cessé de pratiquer des sports à risques, ces éléments doivent impérativement figurer dans votre lettre de contestation.

La négociation peut-elle entraîner un refus de prêt immobilier ?

La négociation d’une surprime ne peut pas, en elle-même, entraîner un refus de prêt immobilier de la part de la banque. En revanche, si la demande d’assurance aboutit à un refus de l’assureur et qu’aucune solution alternative n’est trouvée, l’organisme de prêt peut conditionner l’octroi du crédit immobilier à la souscription d’une couverture suffisante.

Par ailleurs, la convention AERAS prévoit des mécanismes spécifiques pour éviter que le refus d’assurance ne bloque l’accès au crédit. Il est donc essentiel d’anticiper ces situations en explorant toutes les solutions possibles avant que l’offre de prêt expire.

La délégation d’assurance en cas d’échec des négociations

Lorsque la négociation avec l’assureur groupe de la banque n’aboutit pas à une réduction satisfaisante de la surprime, la délégation d’assurance représente une alternative majeure. Ce mécanisme, renforcé par la loi Lemoine, permet de souscrire une assurance de prêt auprès d’un assureur externe, à condition que les garanties proposées soient au moins équivalentes à celles exigées par la banque.

Certains assureurs spécialisés proposent des contrats adaptés aux profils à risques aggravés, parfois avec des primes d’assurance plus compétitives. La banque sur une délégation ne peut pas refuser une substitution d’assurance emprunteur dès lors que des garanties équivalentes sont proposées. La délégation d’assurance constitue souvent une solution efficace pour réduire le coût global du crédit immobilier.

La possibilité de changer d’assurance en cas de surprime

Grâce à la loi Lemoine, il est désormais possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment, sans frais ni pénalités. Ce droit au changement d’assurance emprunteur s’applique quelle que soit l’ancienneté du contrat, y compris en cas de surprime. Concrètement, l’emprunteur peut résilier son contrat d’assurance actuel au profit d’un autre contrat dès lors qu’il en a trouvé un nouveau offrant des garanties équivalentes.

Il suffit d’adresser une lettre de résiliation à sa compagnie d’assurance en respectant les modalités de résiliation prévues. Cette faculté de changement représente un levier puissant, notamment pour les emprunteurs dont la situation médicale s’est améliorée ou qui souhaitent bénéficier d’un contrat plus adapté à leur profil chez un assureur spécialisé.

Qu’est-ce qu’un ajournement pour éviter un refus en cas de dépression ?

L’ajournement est une décision par laquelle l’assureur reporte l’étude du dossier d’un candidat à la souscription d’une assurance emprunteur, sans le refuser définitivement. Dans le cas d’une dépression ou d’un épisode psychiatrique récent, l’assureur peut préférer attendre la fin de la période de traitement avant de se prononcer.

L’ajournementpermet à l’emprunteur de représenter son dossier après un délai fixé, en espérant bénéficier de conditions plus favorables. La convention AERAS prévoit des mécanismes spécifiques pour les dossiers ajournés : les solutions possibles issues de la convention AERAS encadrent ces situations afin de garantir un accès à l’assurance équitable, dans le respect des aléas de la vie.

Qu’est-ce qu’un refus d’assurance de niveau 2 ?

Dans le cadre du dossier AERAS, l’instruction d’une demande d’assurance s’effectue en plusieurs niveaux. Lorsqu’un dossier est refusé en niveau 1 (procédure standard), il est automatiquement transmis à un niveau 2, où des assureurs spécialisés examinent le profil avec des critères d’acceptation plus larges. Ce refus d’assurance de niveau 2 intervient quand même ces assureurs spécialisés ne peuvent pas proposer de contrat d’assurance, souvent en raison d’une pathologie grave ou d’un risque jugé trop élevé.

Le dossier AERAS peut alors être soumis à un niveau 3, qui prévoit des solutions spécifiques pour les cas complexes, notamment via la banque le nantissement. Le client de l’assureur est informé des raisons du refus à chaque étape, dans le respect du code des assurances.

ITT refusée : dans quels cas l’assurance peut-elle faire un refus d’indemnisation ?

L’Incapacité temporaire et totale de travail (ITT) est une garantie clé de l’assurance de prêt. Cependant, l’assureur peut refuser la prise en charge en cas de défaut de paiement des primes, de faute intentionnelle de l’assuré, ou encore si le sinistre entre dans le champ des exclusions de garantie prévues au contrat d’assurance. Le délai de franchise doit également être pris en compte : aucune indemnisation n’est versée pendant cette période

Par ailleurs, si la nature du sinistre ne correspond pas à la définition contractuelle de l’ITT, l’assureur peut légitimement opposer un refus d’indemnisation. En cas de contestation, l’emprunteur peut saisir le médiateur de l’assurance ou engager une action en justice si nécessaire.

Cardif vous accompagne en cas de surprime

Cardif, filiale assurance de BNP Paribas, propose un accompagnement personnalisé aux emprunteurs En tant qu’assureur spécialisé, Cardif analyse chaque profil avec attention, en tenant compte de la situation médicale, de l’activité professionnelle et du pays de résidence de l’assuré. Des solutions adaptées sont proposées, y compris pour les profils présentant des maladies chroniques, des maladies rénales ou exerçant des métiers dangereux.

Que vous souhaitiez souscrire une nouvelle assurance emprunteur, recourir à la délégation d’assurance ou explorer les recours amiables disponibles, les équipes Cardif sont à vos côtés à chaque étape de votre projet immobilier.

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