Le taux de l'assurance de prêt est calculé en fonction du risque de défaillance de l'emprunteur. Moins le risque est élevé, moins le taux d'assurance est important. Outre le montant, la durée du prêt et le type d'investissement (résidence principale, investissement locatif), plusieurs éléments entrent en compte pour fixer le taux de l'assurance de prêt.

Les critères d'âge et de situation professionnelle

Plus un emprunteur avance en âge et plus l'établissement bancaire prend des risques à assurer son prêt immobilier. En effet, avec les années, les antécédents médicaux sont plus nombreux et les probabilités de ne pas rembourser le prêt jusqu'à son terme sont plus importantes.
Par conséquent, plus l'emprunteur est âgé et plus la surprime appliquée par l'assureur sera importante.

De même, plus l'emploi et les revenus de l'emprunteur sont stables, moins il y a de risque qu'il ne puisse rembourser son crédit.
Toutefois, si l'emprunteur exerce un métier dangereux (par exemple : policier, militaire, pompier, marin, cascadeur, militaire, convoyeur de fonds), l'assureur devra renforcer le taux d'assurance emprunteur, voire en trouver une sur mesure, afin que l'assureur de prêt proposée soit adaptée au profil de l'emprunteur.

Les formalités médicales et le questionnaire de santé

L'état de santé et les antécédents médicaux de l'emprunteur comptent pour une part importante dans l'évaluation des risques de maladie ou d'accident. L'emprunteur doit satisfaire à des formalités médicales (par exemple, il peut avoir à remplir un questionnaire de santé) permettant à l'assureur d'évaluer précisément ces risques. Les questions portent de façon générale sur le fait d'être fumeur ou non-fumeur, d'avoir une maladie chronique, une allergie, de suivre un traitement médical, d'avoir subi des opérations ou d'importants problèmes de santé auparavant.

Les quotités

Lorsque vous empruntez à 2, une quotité d'assurance doit être déterminée. Cette quotité permet de répartir la couverture proposée par l'assureur entre les 2 emprunteurs.
L'addition des 2 quotités doit représenter a minima 100%, mais peut aller jusqu'à 200% (100% par co-emprunteur).

La répartition dépend du profil de chacun : revenus individuels, capacité de remboursement, situation professionnelle, état de santé. Si les co-emprunteurs ont à peu près la même situation, la quotité peut être fixée à 50/50. En revanche, si l'un des 2 gagne significativement plus que l'autre, il pourra être intéressant de majorer sa quotité.
La quotité s'applique à l'ensemble des garanties souscrites par l'emprunteur. Il ne faut donc pas vous focaliser uniquement sur le cas du décès, mais bien penser aux risques liés à l'invalidité.

Si vous pratiquez un sport/loisir à risques

Certains sports ou loisirs augmentent les risques d'accidents. Exemple : équitation, sports de montagne, sports mécaniques, chasse, plongée sous-marine, spéléologie. En cas d'accident grave, si la convalescence est longue, l'emprunteur risque d'avoir des difficultés à continuer de rembourser son crédit. Pour l'assureur, il s'agit d'en tenir compte au moment de fixer son taux d'assurance. Là encore, il est important pour l'emprunteur de déclarer la pratique d'une activité considérée à risque afin d'être couvert en cas d'accident.

Le poids de l'assurance emprunteur dans un crédit immobilier

Voici 3 exemples de taux d'assurance emprunteur pour un homme de 36 ans, salarié cadre, qui emprunte 250 000 € sur 18 ans pour acheter sa résidence principale, à 50/50 avec sa compagne.

  • Taux de 0,30 % : 250 000 € X 0,30 % X 18 ans =13 500 € de primes d'assurance globales.
  • Taux de 0,25 % : 11 250 € de primes d'assurance globales.
  • Taux de 0,18 % : 8 100 € de primes d'assurance globales.

Pour finir, sachez que le taux annuel effectif de l'assurance (TAEA) permet d'évaluer la part de l'assurance emprunteur dans le coût global d'un crédit. L'assureur est obligé de le fournir. Le but est de faciliter la comparaison des offres de prêt et d'améliorer la transparence des coûts associés.

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