Épargnez tout en bénéficiant de déductions d’impôts

Certains placements financiers peuvent vous apporter des revenus pas ou peu fiscalisés. D’autres vous ouvrent droit à des déductions d’impôt. Pensez à regarder les avantages et les inconvénients de chaque placement avant de choisir vos plans d’épargne.

solutions défiscalisation

Les Français restent les champions d’Europe de l’épargne. 87% d’entre eux mettent de l’argent de côté, plus que les Belges (83%), les Espagnols (81%), les Italiens ou les Anglais (75%). Ces placements, servent à disposer d’une épargne de sécurité, financer un projet à moyen terme, valoriser un capital ou préparer votre retraite.

L’épargne règlementée… et défiscalisée

Les intérêts produits par les Livrets A, Livrets de Développement Durable (LDD), Livrets Jeune et Livrets d’épargne populaire sont totalement défiscalisés. Ils sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

Les intérêts attachés à un Plan d’Épargne Logement (PEL) de moins de 12 ans ou à un Compte d’Épargne Logement (CEL), quelle que soit son ancienneté, sont aussi exonérés d’impôt, mais pas de prélèvements sociaux (actuellement de 15.5%). Ceux attachés à un PEL ouvert depuis plus de 12 ans (ou avant avril 1992 et arrivé à échéance) sont, quant à eux, imposables. La prime d’État perçue issue du plan ou du compte est toujours exonérée d’impôt.

Assurance-vie, PEA… les « enveloppes fiscales »

L’assurance-vie et le Plan d’Épargne en Actions (PEA) sont deux supports privilégiés par les contribuables ayant un taux d’imposition élevé lourdement imposés. En effet, les revenus mobiliers et les plus-values générés au sein de ces supports sont défiscalisés sous certaines conditions.

Les dividendes et les gains en capital générés par une PEA sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux tant qu’ils sont réinvestis dans le Plan. L’exonération d’impôt devient définitive si vous patientez au moins 5 ans pour récupérer votre mise. Vous n’êtes alors soumis qu’aux prélèvements sociaux sur le gain réalisé depuis l’ouverture du plan.

Les plus-values  issues d’une assurance-vie sont aussi exonérés d’impôt tant qu’ils sont réinvestis dans le contrat. Ils deviennent imposables en cas de retrait, mais ils bénéficient d’une exonération d’impôt de 4 600 € par an (le double pour les couples) en cas de retrait après 8 ans. Ces gains restent soumis aux prélèvements sociaux, chaque année sur le fonds en euros et en cas de retrait sur les fonds en unités de compte.

PME, FCPI, Sofica… une prise de risque récompensée

Les pouvoirs publics accordent également des réductions d’impôts aux contribuables pour orienter une partie de l’épargne des Français vers l’économie et les entreprises . C’est le cas si vous souscrivez des parts de PME, de Fonds Communs de Placement (FCPI et FIP), d’entreprises de presse ou de Sociétés de production audiovisuelle (Sofica).

Ces avantages  fiscaux sont compris entre 18% et 48% du montant de votre investissement (plafonné). Ils peuvent vous permettre de réduire chaque année vos impôts de plusieurs milliers d’euros. Par exemple, 25 000 € investis dans une PME, ouvrent droit à une réduction d'impôt de 4 500 €. Leur montant généreux est destiné à récompenser les risques pris en investissant dans de jeunes entreprises, dans l’économie régionale, dans l’innovation ou dans des secteurs d’activité « fragiles » (la presse et le cinéma notamment). Leur bénéfice est conditionné à l’engagement de conserver vos titres pendant au moins cinq ans.

Les souscriptions de parts de PME, FCPI ou FIP vous ouvrent également droit à des réductions d’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Elles sont plafonnées globalement à 45 000 € par an et par foyer fiscal. Pour une même souscription, le cumul de la réduction d’impôt sur le revenu et de la réduction d’ISF n’est pas envisageable.