Préparer sa retraite grâce à l'assurance-vie

L’assurance-vie est un placement idéal pour préparer sa retraite dans des conditions souples, et percevoir un revenu complémentaire faiblement fiscalisé. Souscrire une assurance-vie permet, en effet, de se constituer un capital à son rythme, de le faire fructifier sur des supports d’investissement variés et de récupérer ses gains dans un cadre fiscal avantageux au bout de 8 ans.

Quelle assurance-vie choisir pour préparer sa retraite ?

L’épargnant peut sélectionner un contrat multisupports proposant une gamme diversifiée de fonds en unités de compte, afin de pouvoir faire évoluer ses supports d’investissement en fonction de la date qui le sépare de son départ à la retraite. Plus cette date est éloignée, plus il peut être judicieux d’investir sur des fonds en actions, certes les plus risqués mais aussi les plus prometteurs sur le long terme. Puis, à mesure que sa retraite approche, il est préférable d’augmenter régulièrement la part réservée au fonds en euros, afin de préserver et de sécuriser son capital et ses gains.

De nombreux assureurs proposent d’opérer automatiquement cette évolution, par des arbitrages programmés entre fonds, ou au sein d’un même fonds, dit fonds à gestion à horizon, dont le gestionnaire fait évoluer la composition dans le temps selon l’objectif retraite de l’assuré. Rassurants, les fonds à horizon permettent d’orienter tout au long de la durée du contrat le capital et les gains vers un risque de plus en plus faible.

Sous quelles formes peut-on récupérer son épargne à la retraite ?

S’il souhaite percevoir un revenu régulier une fois à la retraite, l’épargnant peut choisir un contrat avec une option de retraits partiels programmés (ou automatiques). Ainsi, chaque mois ou chaque trimestre, il recevra sur son compte bancaire un virement de l’assureur, correspondant au montant du rachat choisi.

Il peut aussi convertir le capital accumulé en rente, versée chaque mois ou chaque trimestre jusqu’à son décès. Le montant de la rente correspondra alors à une partie du capital placé et à une partie des gains réalisés par l’assureur. Certains contrats proposent une rente par paliers, qui permet de moduler ses revenus en fonction de ses besoins. L’épargnant peut par exemple choisir de diminuer de 50 % sa rente les 5 ou 10 premières années de sa retraite pour bénéficier ensuite d’un complément de revenus plus important.

L’épargne récupérée à la retraite sera-t-elle imposable ?

Les primes versées avant le 27 septembre 2017, sont soumises à l’impôt sur le revenu au barème progressif ou, sur option, au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) (au plus tard lors de l’encaissement des produits).

Pour les primes versées après le 27 septembre 2017, si l’épargne est récupérée en capital, sous forme de rachats (partiel, partiel programmés ou total), les produits (intérêts) réalisés depuis la souscription de l’assurance-vie seront soumis au prélèvement forfaitaire non libératoire et obligatoire (PFO) au taux de 12,8% avant 8 ans et 7,5% après 8 ans (quel que soit le régime d’imposition sur le revenu choisi : PFU ou sur option au barème progressif de l’impôt et quel que soit le montant des primes versées).
Si le prélèvement effectué par l’assureur excède le montant de l’impôt sur le revenu dû par le contribuable au titre de l’année au cours de laquelle il a été opéré, l’excédent est restitué. Un complément sera effectué dans le cadre de la déclaration de revenu afin d’amener au taux de 12.8 % si la durée est supérieure à 8 ans et le montant des primes versées supérieure à 150 000 €.
Ils supporteront aussi les prélèvements sociaux au taux en vigueur lors du rachat (sauf pour la part générée par le fonds en euros du contrat qui les a déjà subis). Toutefois, si le contrat a été ouvert depuis au moins 8 ans, les produits réalisés seront exonérés d’impôt (mais pas de prélèvements sociaux) à hauteur de 4 600 € par an (9 200 € pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune).

Si l’épargne est récupérée sous forme de rente viagère, les gains réalisés seront totalement exonérés d’impôt sur le revenu (pas de prélèvements sociaux). À condition, toutefois, que l’option pour une sortie en rente soit prévue dans le contrat initial et que l’assuré exerce cette option, au plus tard, à la date d’échéance du contrat. Dans ce cas, c’est la rente elle-même qui sera imposée, sur une fraction de son montant variable selon l’âge de l’assuré au moment de la liquidation de sa rente.

Pourquoi préférer l’assurance-vie au Perp ?

Le Plan d’épargne retraite populaire (Perp) permet à l’épargnant de profiter d’un avantage fiscal en phase d’épargne dont ne profite pas le titulaire d’une assurance-vie : une partie des versements faits sur son Perp est déductible de ses revenus imposables. Mais en contrepartie, la rente ou le capital issu d’un Perp est imposable comme une retraite alors que les produits issus d’une assurance-vie bénéficient de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie. Surtout, les sommes placées sur un Perp sont bloquées jusqu’à la retraite (sauf rares cas de déblocage anticipé prévus par la loi) alors que celles placées sur une assurance-vie restent disponibles à tout moment.