Assurance-vie : adapter son contrat en vue de la retraite

Pour pallier l’avenir incertain des régimes de retraite obligatoire par répartition, la constitution d’un complément de retraite par capitalisation en assurance-vie devient une nécessité. Pour bien préparer sa retraite, plusieurs dispositifs existent vous permettant de constituer une épargne à titre individuel tout en profitant d’une fiscalité avantageuse. Tour d’horizon.

assurance vie retraite

Quel placement privilégier ?

Le départ à la retraite est souvent synonyme d’une baisse de revenus. Pour limiter cette perte de pouvoir d’achat, il est préférable d’anticiper en commençant le plus tôt possible à se constituer une épargne-retraite. Cependant, il est important de choisir un placement adapté à ses besoins et à son profil.

Assurance-vie et PEA

Des placements répondent à cet objectif d’épargne à long terme pour préparer la retraite. Il s’agit de l’assurance vie, dite « multi-support », ou du Plan d’épargne en actions (PEA).

Ces deux solutions offrent un grand choix d’investissements et ne sont pas bloquées jusqu’à la retraite. Ainsi, la palette de placements offerts permet de diversifier l’épargne en mixant des produits risqués réputés plus rémunérateurs (les valeurs mobilières et titres assimilés par exemple), et d’autres moins rentables mais plus sûrs, comme les obligations.

Avec le long terme (au moins 10 ans, si possible 20 ans et plus), il est possible, grâce à une diversification en actions, d’espérer des rendements supérieurs à ceux des placements sans risque. Le PEA étant intégralement investi en actions, il est conseillé de le souscrire en complément d’autres placements moins risqués.

Perp et Perco

Il existe également des placements bloqués jusqu’à la retraite et récupérables sous forme de revenus complémentaires, comme le Perp (Plan d’épargne retraite populaire), régime d'épargne retraite individuel. Ce dispositif permet la constitution d'un revenu viager de remplacement, versé à partir de l'âge de la retraite. En échange d’avantages fiscaux, les sommes placées sont bloquées, sauf dans quelques cas de sortie anticipée (en cas de perte d’emploi après expiration de droits aux allocations de chômage par exemple).

Le Perco (Plan d'épargne pour la retraite collectif), pour ceux qui en disposent au sein de leur entreprise, constitue également un placement dédié à la retraite, via la constitution d’une épargne. Les versements du salarié peuvent être complétés par des contributions de l'entreprise (abondements). Au moment de la retraite, les sommes sont disponibles sous forme de rente ou, si l'accord collectif le prévoit, sous forme de capital.

Focus sur le Perp, ouvert à tous

Pour souscrire à un Perp destiné à tout particulier salarié ou non, il faut s'adresser à une banque, une compagnie d'assurance, un organisme de prévoyance ou une mutuelle. Ouvrir un Perp revient à conclure un contrat d'assurance-vie déblocable uniquement à la retraite.

Contractuellement définis dans chaque Perp, les versements sont libres (montant des primes et périodicité des versements) ou programmés en fonction d’un calendrier de versements mensuels, trimestriels ou annuels. Pendant la phase de constitution de l’épargne-retraite, l’assuré ne peut pas disposer de son capital, sauf dans des cas très particuliers, limitativement prévus par la loi (invalidité, décès du conjoint ou situation de surendettement…).

Chaque année, les sommes versées sur un Perp sont déductibles pour chaque membre du foyer fiscal, dans la limite d'un plafond global. En revanche, la rente versée au dénouement du Perp est imposée selon les règles applicables aux pensions et retraites. Lorsque le souscripteur a atteint l'âge de la retraite, l'épargne accumulée est versée sous forme d'une rente viagère. D’ailleurs, les entreprises d’assurances doivent informer chaque année les assurés qui ont atteint l’âge de départ en retraite sur la possibilité de bénéficier de leur épargne.