Clause bénéficiaire du contrat d'assurance-vie : comment bien la rédiger
En assurance vie, la clause bénéficiaire est essentielle puisqu'elle désigne la ou les personne(s) qui percevront le capital en cas de décès du souscripteur. Sa bonne rédaction garantit la rapidité du règlement des capitaux décès. Nos conseils pour la rédiger de la manière la plus juste.
La clause bénéficiaire est le pivot du contrat d'assurance vie. Son mécanisme assure en effet la transmission du capital aux personnes choisies par le souscripteur dans un cadre fiscal privilégié. Son avantage : peuvent être choisis des bénéficiaires n'étant pas les héritiers directs du souscripteur, sous réserve des sommes manifestement exagérées.
La clause bénéficiaire est rédigée lors de la conclusion du contrat. Confidentielle, elle reste modifiable à tout moment par le souscripteur, sous réserve de l'accord du bénéficiaire acceptant.
Bon à savoir : clarté et précision de rigueur
Mieux les bénéficiaires sont désignés, mieux l'assureur peut rapidement verser les fonds. La clause bénéficiaire doit donc être claire et précise pour que la volonté du souscripteur soit respectée. Cela évitera les interprétations et préservera d'éventuels conflits.
Les deux types de clause : standard ou à texte libre
La clause dite « standard »
Elle est proposée d'emblée dans les contrats d'assurance vie. Les bénéficiaires sont désignés par leur qualité vis-à-vis de l’assuré.
Exemple de clause standard : « Les capitaux seront versés à mon conjoint ou mon partenaire de PACS à la date du décès, à défaut à mes enfants vivants ou en cas de décès de l'un d'entre eux à ses représentants, à défaut à mes héritiers. »
La clause dite « personnalisée »
Elle offre une entière liberté au souscripteur. Parmi les options qui s'offrent à lui, il peut en effet :
- choisir des bénéficiaires qui n'ont pas forcément de lien de parenté avec lui ;
- privilégier certaines personnes ou certains héritiers par rapport à d’autres ;
- répartir les capitaux aux personnes de son choix, pouvant être désignées soit de façon nominative, soit par leur qualité, selon un ordre et une répartition libre.
Attention toutefois : si l'on opte pour la clause à texte libre, il faut donner un maximum de précisions sur les bénéficiaires : nom de naissance, nom marital, prénom(s), date et lieu de naissance, adresse... S'il n'y pas de bénéficiaire identifié, le capital de l'assurance vie rentre dans la succession de l'assuré. Le contrat perd alors ses avantages fiscaux pour le ou les bénéficiaires.
Une mise à jour indispensable
Nous vous conseillons de faire évoluer régulièrement votre clause bénéficiaire. Elle doit en effet tenir compte des évolutions de votre vie personnelle et patrimoniale : mariage, modification du contrat de mariage, PACS, naissance, héritage, décès d'un bénéficiaire désigné... Pour modifier votre clause bénéficiaire, il suffit d'adresser à votre assureur un formulaire de demande de modification de la clause bénéficiaire. Il vous retournera un avenant attestant de la prise en compte de la modification.
Si l'assuré et le bénéficiaire sont d'accord et que cet accord est réalisé selon un certain formalisme, le bénéficiaire du contrat d'assurance vie peut effectuer une demande d'acceptation. Dans ce cas, le bénéficiaire pourra influer sur l'évolution du contrat. Son accord sera requis si l'assuré souhaite exercer sa faculté de rachat, demander une avance, apporter son contrat en garantie ou même modifier la clause bénéficiaire.
Nos recommandations
Terminer systématiquement toutes les clauses par « à défaut mes héritiers ».
Adopter l'une de ces deux solutions pour la répartition du capital :
- la répartition à parts égales entre héritiers
- la répartition en pourcentage par bénéficiaire (l'ensemble devant faire 100%)
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