Benoît Gommard évoque les avantages d'investir sur l'assurance vie en 2019

Benoît Gommard, Directeur Grands Réseaux de BNP Paribas Cardif France, revient sur les atouts du placement préféré des Français malgré un contexte économique moins favorable que l'an passé.

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Face à la tendance baissière des marchés boursiers, Benoît Gommard préconise plusieurs recommandations aux épargnants : ne pas céder à la panique, recourir aux experts que sont les Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) et veiller à diversifier ses placements.

Il nous rappelle les avantages fiscaux propres à l'assurance vie qui en font sa particularité : dans le cadre du rachat de contrat (abattement pour les plus-values de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple), mais aussi en matière de succession (152.000 euros en franchise d'impôts en cas de donation avant 70 ans).

Pour que l'assurance vie reste néanmoins attractive, il faut continuer de la renouveler, c'est pourquoi BNP Paribas Cardif déploie une stratégie d'innovation sur l'ensemble de ses réseaux de distribution (création d'Unités de Compte, intégration de supports Private Equity, offre immobilière).

Il convient en parallèle d'être au plus près de nos partenaires GCP dont le métier est de plus en plus réglementé, en mettant à leur disposition des outils de conseils et d'accompagnement pour leurs clients.

Tout l'enjeu à l'avenir consiste à développer davantage de supports ou d'outils en vue d'accroître le rendement du placement favori des Français dans ce contexte de taux bas.

L'intégralité du podcast de Benoît Gommard est retranscrit ci-dessous :

[00:00:07] Le Présentateur : C'est une question récurrente que se posent tous les épargnants où placer son argent et ce n'est pas toujours aussi évident que cela alors face à une conjoncture économique complexe, des marchés financiers bousculés, un contexte de taux bas, des réformes fiscales et règlementaires qui se succèdent, les conseillers en gestion de patrimoine ont besoin d'un autre éclairage, d'une analyse complète du marché et c'est ce que nous allons faire aujourd'hui avec l'invité de l'Info en Plus. J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui Benoît Gommard, il est Directeur Grands Réseaux de BNP Paribas Cardif France et son expertise en la matière est évidement précieuse. Bonjour Benoît Gommard. Merci et bienvenue à l'Info en Plus.

[00:00:47] Benoît Gommard : Bonjour.

[00:01:49] Le Présentateur : Dans ma présentation Benoît Gommard j'ai évoqué votre expertise, sur le thème que nous traitons aujourd'hui où placer son argent en 2019 ? À ce propos, est-ce que vous pouvez nous définir en quelques mots quel est votre domaine d'intervention précisément au sein de BNP Paribas Cardif France ?

[00:02:02] Benoît Gommard : Chez BNP Paribas Cardif France je m'occupe d'une direction qui s'appelle grands réseaux, donc sa problématique c'est traiter des distributeurs qui ont beaucoup de clients et beaucoup de conseillers, en général dans le monde salarié. On traite essentiellement BNP Paribas la banque, au travers de ces 2 000 points de vente et ses 10 000 vendeurs. On traite également d'autres établissements financiers comme Cetelem. Là c'est moins l'épargne c'est plus le crédit conso. Puis des nouveaux acteurs assez digitaux comme Santander, d'autres banques en France.

[00:02:32] Le Présentateur : Lorsque vous dites "on traite" vous parlez de conception produits ? Vous parlez d'études du marché, vous parlez de tout ça ?

[00:02:37] Benoît Gommard : On s'occupe de beaucoup de choses, d'abord de la solution d'assurance en tant que telle, donc c'est le produit évidement mais désormais on s'attaque aussi à aider nos partenaires dans la distribution de ces produits-là, donc dans le conseil notamment, dans la manière d'approcher les clients, la manière de les conseiller. Également aussi dans les parcours, une fois que le produit est vendu pour qu'il soit le plus digital et le plus simple possible.

[00:03:00] Le Présentateur : Justement, on va parler des solutions d'investissement, c'est un peu aussi le sujet principal de cet entretien aujourd'hui. On doit aussi évoquer la conjoncture économique, c'est important et les complexités du marché qui sont réelles. Vous, Benoît Gommard, comment voyez-vous ce marché ? Comment voyez-vous justement cette conjoncture économique actuelle dans laquelle nous sommes ?

[00:06:21] Benoît Gommard : La conjoncture économique pour les observateurs avisés et les observateurs même moins avisés, elle est moins favorable qu'il y a un an. Il y a un an, 2017 avait été une très bonne année sur les marchés boursiers, l'argent n'était encore pas cher. Aujourd'hui, un an après, on a une conjoncture qui est différente, on a des tensions inflationnistes et puis, les marchés, depuis le printemps 2018, ils ont baissé quasiment sur tous les marchés, marché européen, marché français, marché américain.

Il y a trois raisons à cela : la première raison, elle vient bien souvent des États-Unis qui sont encore pour partie les maîtres du monde. Aux États-Unis, avec la politique qui est mise en place par la nouvelle administration, il y a eu une petite tension sur les salaires, c'est positif pour les salariés, les salaires ont commencé à augmenter, mais pour les investisseurs, ça veut dire peut-être une inflation à venir. Qui dit une inflation à venir, ça veut dire peut-être aussi une tension sur les taux d'intérêt qui pourraient remonter. Pour faire court, les taux d'intérêt faibles qu'on observe partout dans le monde occidental depuis 10 ans, ça permet à plein de projets de se financer à bas coûts et c'est peut-être le premier signal annonciateur que désormais, l'argent serait plus cher. Ça, c'est le premier élément.

Il y a deux autres éléments. Le deuxième c'est un élément plus politique. On voit que les États-Unis ont une politique plus marquée par rapport à l'administration précédente et notamment vis-à-vis de la Chine, plus de protectionnisme, plus d'agressivité vis-à-vis de la Chine, plus de tension entre les États-Unis et la Chine. À partir du moment où ces deux économies sont les deux premières économies mondiales, ça ne peut provoquer que de l'incertitude sur les marchés et cette incertitude demeure encore aujourd'hui.

Troisième élément, c'est un élément plus politique en Europe où la montée des populismes, on le voit dans certains gouvernements, notamment on peut prendre l'Italie, on peut prendre aussi d'autres tensions qui sont, je ne sais pas si on peut les qualifier de populistes, mais en Angleterre avec le Brexit par exemple, fait que ceci crée de l'incertitude sur les marchés financiers.

Les marchés financiers, avant de parler d'entreprise attractive, de retour sur investissement, ils investissent dans des zones, dans des pays où politiquement la visibilité est claire. Aujourd'hui, elle est sans doute moins claire qu'il y a un an à la même époque, c'est ce qui fait que les marchés ont un peu progressé sur le premier trimestre 2018 et puis, depuis le printemps 2018, ils ont baissé. Jusqu'à présent, on voit le marché français, il a fait -10 % en 2018, mais je crois près de -20 entre le printemps et aujourd'hui. C'est une baisse vraiment significative. C'est vrai aussi en Allemagne, c'est vrai dans une moindre mesure aux États-Unis, mais le marché à quand même baissé. Le monde occidental sur les marchés actions a baissé et aujourd'hui il n'y a rien de vraiment nouveau par rapport au constat que je viens de faire, qui fait qu'on pourrait s'attendre à un rebond dans les semaines qui viennent.

[00 :09:25] Le Présentateur : Donc un contexte qui est à la fois complexe et assez clair, si on se met à la place maintenant d'un investisseur, aujourd'hui qu'est-ce qu'on pourrait dire ? Quelles seraient les meilleures solutions d'investissement en 2019 ?

[00:09:34] Benoît Gommard : Les investisseurs depuis 10 ans, puisqu'il n'y a pas eu de crise, un bon nombre d'entre eux sont allés sur les marchés, puisque les marchés étaient porteurs et donc finalement c'étaient des bonnes opportunités. Peut-être le premier conseil à donner pour ces investisseurs, qui sont peut-être exposés aujourd'hui au marché actions, c'est de regarder d'à-peu-près et de ne pas peut-être céder à la panique de dire: " Finalement le marché français il a perdu 20 % depuis le printemps dernier, il faudrait peut-être que je vende". Il faut regarder ça de très près, parce que quand on investit sur des marchés aussi volatils que les actions, françaises ou américaines par exemple, il y a la volatilité, c'est la vie, c'est comme ça, mais ce n'est pas forcément que les placements sont mauvais. Ça évidement il faut voir son conseiller, son CGP, son conseiller bancaire, c'est son travail et il va vous conseiller. Il va peut-être faire le tri dans les investissements que vous avez et vous dire ce qu'il faut peut-être vendre et ce qu'il faut garder. Ça c'est la première chose, on va garder un peu son calme.

La deuxième chose, c'est la diversification de vos placements. C'est-à-dire que personne n'est capable de dire à l'avance qu'est-ce qui va marcher. Il faut être assez investi géographiquement selon les secteurs d'activité, quand on est aussi sur des marchés de ce genre, pour s'assurer que tout ne va pas descendre en même temps en général et d'avoir une diversification suffisante. Là encore votre CGP sert à cela, pour vous assurer d'être suffisamment diversifié. Je dirais au sein d'un investissement il faudrait peut-être entre cinq et six supports différents pour avoir une diversification minimale suffisante.

[00:11:17] Le Présentateur : Le marché de l'assurance-vie en France, Benoît Gommard, a beaucoup évolué. De nombreuses voies fiscales se sont succédées, les unes aux autres et cependant on se rend compte au regard des études et des volumes de production en France : l'assurance-vie demeure le placement préféré des français. Quel est ce phénomène pour vous ? D'après vous, comment on analyse un phénomène tel que celui-là ?

[00:11:34] Benoît Gommard : Il y a plusieurs phénomènes, on va dire qu'il y a un phénomène qui n'est pas tellement financier, qui est plus sociologique. L'assurance-vie c'est vraiment culturellement dans l'esprit des français, la petite robe noire dans la penderie : il faut avoir un contrat d'assurance-vie. Les français l'ont compris, la moitié des français ont un contrat d'assurance-vie, c'est encore très populaire chez les jeunes. Tout le monde a compris que pour investir son argent, l'assurance-vie était un outil formidable. Formidable pour plusieurs raisons, c'est que désormais, sur n'importe quel contrat un peu moderne, vous pouvez mettre des placements sans risque et puis ce qu'on appelle les unités de comptes des fonds, le plus souvent plusieurs par dizaines ou par centaines, qui vous permettent d'investir sur l'ensemble du champ des investissements possibles. Vous pouvez aussi mettre de l'immobilier. Ça c'est un aspect culturel, où les parents parlent à leurs enfants, pour leur dire : " Mon petit, il faut que tu aies ton contrat d'assurance-vie ". D'ailleurs, lors des années dernières, la progression, la collecte assurance-vie était encore de 6 % pour atteindre près de 130 milliards sur les 11 premiers mois de l'année, ce qui est colossale, les encours assurance-vie en France, c'est de 1700 milliards.

C'est le premier support d'investissement français, pour les particuliers.

Il y a un deuxième phénomène qui fait que l'assurance-vie reste un produit attractif, il reste des attributs fiscaux, des avantages fiscaux à l'assurance-vie qu'on ne retrouve pas ailleurs. Il y a eu des lois qui ont été faites, maintenant ce qu'on appelle en français, la flat tax, c'est-à-dire une taxe unique pour l'ensemble des supports. C'est vrai que cela permet aux comptes-titres à l'assurance-vie d'avoir selon les cas, une fiscalité qui peut se ressembler, il y a quand même de grandes différences.

La première différence que je vois, c'est qu'au sein d'un contrat d'assurance-vie, on peut avoir beaucoup de placements possibles, et si vous en vendez un, pour en acheter un autre, et si on l'en vendant vous faites une plus-value, au sein de votre contrat d'assurance-vie, il n'y a pas de fiscalité, vous ne serez pas imposé sur ce qu'on appelle l'arbitrage, et cet avantage vous ne le retrouvez pas au sein d'un compte-titre.

Vous pouvez arbitrer, comme on le disait tout à l'heure, selon la conjoncture, selon vos intérêts, sans être pénalisé par le fisc, c'est le premier élément. Il y a un deuxième élément fiscal qui est très intéressant dans l'assurance-vie, c'est que chaque année, vous avez ce qu'on appelle un abattement. C'est assez simple à comprendre, qui est de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple, alors comment ça marche ? Si dans l'année, vos rachats, quand vous rachetez dans votre contrat d'assurance-vie vos plus-values, sont supérieures à 4 600 euros, dans ce cas-là pour une personne seule, vous serez fiscalisé, mais pour faire 4 600 euros de plus-value sur un contrat, il faut quand même déjà un peu y aller et il faut avoir pas mal de rachats.

Bien souvent, par ce système-là, le détenteur d'un contrat d'assurance-vie, finalement payera assez peu d'impôts, ce qui reste vraiment tout à fait important.

Puis, je verrais un troisième élément qui est important dans l'assurance-vie, c'est pour ça que cela reste quelque chose qui est très populaire en France où la succession est quelque chose de très important, ce n'est pas toujours le cas, c'est moins le cas, dans les pays anglo-saxons; en France, on est très attaché à passer une partie de son patrimoine à ses enfants et au travers des avantages de l'assurance-vie successorale vous pouvez bénéficier d'abattements particuliers, par exemple vous avez par bénéficiaire, si vous faites des versements avant 70 ans, vous pourrez passer en franchise d'impôts à vos enfants ou à qui vous voulez, jusqu'à 152 000 euros en franchise d'impôts, c'est hors fiscalité de l'ensemble de votre patrimoine. C'est une particularité qui demeure dans l'assurance-vie et c'est peut-être aussi pour cela, qu'en dehors du phénomène culturel sociologique historique de l'assurance-vie, que ce produit reste populaire.

[00:15:28] Le Présentateur : Au regard de votre analyse Benoît Gommard est-ce que le marché de l'assurance-vie selon vous est un marché qui a atteint ses limites, son plafond, ou est-ce qu'au contraire la croissance va se poursuivre dans les années à venir ?

[00:15:38] Benoît Gommard : Moi je pense que la croissance va se poursuivre; il faut juste que l'assurance-vie continue à se renouveler. Récemment, les assureurs dont on fait partie on a réintégré des supports qu'on ne voyait pas beaucoup dans l'assurance-vie avant, dans ce qu'on appelle le private equity, pour pouvoir investir dans des supports d'entreprises qui ne sont pas cotées, qui permettent d'avoir plus de proximité avec l'économie réelle, ça c'était des avancées tout à fait importantes. Vous pouvez aussi investir dans l'immobilier au sein de l'assurance-vie ce qui n'est pas forcément très connu.

Ce genre de renouvellement qui fait qu'au-delà de ces avantages naturels, l'assurance-vie pourra continuer à avoir des avantages dans l'œil du public. Puis l'assurance-vie, il y a le mot assurance dans l'assurance-vie- il y a quelques assurances qui sont assez mal connues, par exemple, ce qu'on appelle l'assurance décès, si vous décédez que malgré tout votre contrat d'assurance-vie est en moins-value, au-delà d'un certain âge, l'assureur compensera les moins-values pour les héritiers, ce qui n'est pas possible dans d'autres produits d'assurances.

Mais il ne faut pas s'arrêter là, il faut continuer à innover dans l'assurance et Cardif par le passé a beaucoup investi dans l'innovation, notamment dans la création des unités de comptes, et je pense que BNP Paribas Cardif en France, une de ses stratégies c'est de continuer à innover sur l'ensemble de ses réseaux de distribution pour apporter d'autres solutions, peut-être on reparlera un jour, mais on a des projets en cours qui pourraient aider dans ce sens.

[00:17:08] Le Présentateur : C'est très bien parce que du coup vous faites la liaison très rapidement et très facilement avec la question qui suivait, qui concerne le milieu justement et les partenaires qui nous écoutent aujourd'hui sur l'info en plus, puisque parmi les distributeurs avec lesquels vous travaillez, il y a les conseillers en gestion de patrimoine, c'est un métier qui lui aussi a beaucoup évolué ces dernières années, qui s'est énormément professionnalisé et qui a eu des contraintes réglementaires assez importantes.

Justement vous, pour BNP Paribas Cardif France Benoît Gommard, comment adaptez-vous l'offre à cette nouvelle donne et quelles sont, d'après vous, les évolutions à venir et comment accompagne t-on les partenaires CGP aujourd'hui ?

[00:17:46] Benoît Gommard : C'est un métier qui est de plus en plus réglementé, le phénomène n'est pas nouveau et finalement c'est un phénomène qui va dans le bon sens. Il y a 20 ans finalement, les obligations de conseil en investissement étaient quand même un petit peu faibles et il y a eu quelques petits pépins et c'est un métier qui nécessite beaucoup d'expertise et beaucoup de connaissances et le fait que le régulateur nous ait imposé, obligé, je ne sais pas comment on peut dire, enfin de toute façon, d'accompagner le mouvement, d'avoir des outils de conseils, des outils d'accompagnement du client à disposition des conseillers, va dans le bon sens. Cette profession elle est de plus en plus solide, elle est de plus en plus reconnue et je crois que ceux qui , aujourd'hui, exercent ce métier-là, ce sont des professionnels de fait, mais aussi par obligation et je pense que c'est plus rassurant pour les clients. Ce phénomène va vraiment dans le bon sens, notamment sur ce que l'on appelle le conseil. Nous, notre job c'est d'accompagner les CGP pour leur apporter des outils, donc d'aide à la décision pour leurs clients, d'apporter un éclairage sur les marchés financiers, on en parlait un peu tout à l'heure, et puis sur les nouveautés, les supports dont certains de leurs clients pourraient être friands, on parlait de private equity par exemple ou l'immobilier qui ont connu un succès important ces derniers mois.

[00:19:00] Le Présentateur : Est-ce que, puisque nous arrivons aux termes de cet entretien Benoît Gommard, est-ce qu'on peut faire un peu de prospective et parler de ce que sera ce marché, ce que sera pourquoi pas l'offre BNP Paribas Cardif France dans quelques années et est-ce qu'en 2029 on continuera à se poser la question, où placer mon argent ?

[00:19:19] Benoît Gommard : Alors, je commence par la deuxième question. En 2029 je pense que, j'espère qu'on aura toujours de l'argent à placer, sans quoi on aurait peut être des petits problèmes. Je pense que l'assurance-vie jouera un rôle encore important, si l'assurance-vie sait se renouveler un tout petit peu, on en parlait un peu tout à l'heure, notamment en matière d'innovation. Il y a un phénomène dont on n'a pas beaucoup parlé mais qui sont ce qu'on appelle les taux bas aujourd'hui, qui ne sont pas depuis assez longtemps et qui fait que la rémunération du placement sans risque est faible. C'est plutôt bon, ça veut dire que finalement, il n'y a pas ce qu'on appelle, de freelunch, de repas gratuits, c'est à dire que quand on a versé de l'argent quand on veut avoir du rendement, Il faut prendre un tout petit peu de risque. Donc ça va nous pousser, nous, à développer, peut être, des outils ou des supports et qui vont donner davantage de rendement au sein du contrat d'assurance-vie. Peut-être en synthèse, par rapport à votre question, le renouvellement de l'assurance-vie sur les 10 prochaines années ça va être, d'être capable, au sein de l'assurance-vie, d'apporter des supports avec du rendement et notamment si l'environnement du taux bas demeure, cela sera d'abord très bien pour le client et forcément une obligation.

[00:20:32] Le Présentateur : Rendez-vous dans 10 ans, du coup ?

[00:20:34] Benoît Gommard : J'espère bien.

[00:20:34] Le Présentateur : Merci Benoît Gommard.

[00:20:35] Benoît Gommard : Merci.