La délégation d'assurance en France

Cardif s'est associé à l'Argus de l'Assurance pour mener une étude du marché de l'assurance de prêt déléguée en France, distribuée par les courtiers en assurance, les courtiers en crédit et les conseillers en gestion de patrimoine.

Dans un contexte porteur pour l'assurance de prêt, en raison notamment des taux de crédit bas et d'une législation favorable, les courtiers en assurance, les courtiers en crédit et conseillers en gestion de patrimoine ont le sentiment que leurs clients s'intéressent davantage à l'assurance emprunteur et précisent leurs critères de choix.

Un contexte favorable pour l'assurance de prêt individuelle

Avec la baisse des taux des crédits immobiliers, près des 3/4 des courtiers et conseillers en gestion de patrimoine interrogés (74%) relèvent un regain d'intérêt de leurs clients pour l'assurance emprunteur.

Rendre service aux clients et les fidéliser

Pour près des 2/3 des courtiers et conseillers en gestion de patrimoine (64%), c'est pour rendre service à leurs clients qu'ils les intègrent dans leur offre. Proposer une assurance de prêt est également un élément de fidélisation pour 40% d'entre eux.

Les critères de choix d'une assurance de prêt

Pour choisir une assurance emprunteur, les courtiers et conseillers en gestion de patrimoine sont très attentifs au tarif (78%) qui constitue l'élément déterminant aux yeux de leurs clients. L'économie sur les cotisations est perçue comme l'intérêt majeur de l'assurance de prêt individuelle pour 72% des courtiers et conseillers en gestion de patrimoine interrogés.

Les garanties proposées (66%) et la simplicité du process d'adhésion (48%) sont également des critères déterminants dans le choix d'une assurance de prêt.

Digitaliser et alléger les formalités médicales pour améliorer l'expérience client

Pour 90% des courtiers et conseillers en gestion de patrimoine interrogés, il est nécessaire de digitaliser le parcours d'adhésion client pour améliorer et fluidifier l'expérience client. Dans le même objectif, il est important d'alléger les formalités médicales pour 82% d'entre eux, avec moins de questions par exemple. C'est notamment vrai pour les clients en risques aggravés de santé pour qui le parcours de souscription peut s'avérer plus long et complexe.

Une législation qui favorise l'adhésion à une assurance de prêt individuelle

La loi Lagarde de 2010, la loi Hamon de 2014 et l'amendement Bourquin de 2017 ont permis aux emprunteurs d'assurer leur prêt auprès de l'organisme financier de leur choix et d'en changer en cours de contrat.

La conséquence pour 67% des courtiers et conseillers en gestion de patrimoine interrogés est une augmentation de la concurrence entre assureurs alternatifs.

A noter cependant que le manque de clarté sur la date effective de résiliation et de souscription des contrats d'assurance de prêt (57%), ainsi que la longueur des procédures (56%) constituent des difficultés pour proposer une assurance de prêt à leurs clients.

Un besoin d'accompagnement

Le recours aux assurances de prêt individuelles doit s'accompagner de pédagogie pour expliquer les différentes options qui s'offrent aux emprunteurs et les éclaircir sur leurs droits.