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Les cheveux sont un signe de vigueur et de bonne santé. Malheureusement, la chute de cheveux touche un pourcentage élevé de la population. Elle concerne les deux sexes et à tout âge et, il en existe différentes causes et facteurs déclenchants. Heureusement des solutions médicales efficaces existent !

Pour comprendre et traiter la chute des cheveux, il faut bien entendu voir un médecin spécialiste afin d'en faire le diagnostic et traiter sa cause.

La bonne santé de votre peau impact celle de vos cheveux. Le médecin pense à éliminer tout d'abord une cause infectieuse (champignons, parasites) pour la traiter avec les médicaments adéquats.

Certaines maladies de peau telles que l'eczéma ou le psoriasis et la dermite séborrhéique peuvent avoir un impact sur la qualité du cheveu. Leur traitement l'améliorera considérablement.

La coiffure a son importance

Rappelons qu'une cause de chute du cheveu peut-être simplement d'origine mécanique via le type de coiffures, tels que tresses, queue de cheval, extensions, lissage, et brushings intempestifs qui tirent sur le muscle arecteur (muscle du cheveu), qui pèsent sur le follicule, et l'abime. Les « cheveux tirés en arrière », c'est joli, mais les laisser libres le plus souvent possible, c'est s'assurer une pression en moins sur le follicule.

La chute saisonnière, oui mais...

Ne pas paniquer lors de la chute saisonnière en automne et la chute post accouchement, qui restent dans ces derniers cas, transitoires.

Cependant s'exposer à la lumière du jour ou la luminothérapie d'une machine permet la production de dopamine et sérotonine, véritables neurotransmetteurs booster de la bonne humeur et qui indirectement assurent toute une réaction en chaine de bien-être, mieux-être et jeunesse à l'organisme.

Le stress, ce facteur fragilisant

Se faire du mouron, reste un gros facteur de chute de cheveux, car en élevant le cortisol, l'hormone du stress, la tige du cheveu se fragilise. Alors pour ne pas « se faire des cheveux », restons zen ! Le sport est dans ce cas un merveilleux traitement pour rétablir le niveau hormonal au beau fixe, donc une meilleure humeur, une meilleure résistance au stress et optimiser la qualité de sa chevelure. Évidemment toute technique permettant de réduire le stress fera l'affaire : sophrologie, yoga, arts martiaux, jogging, randonnée, balnéothérapie, thalassothérapie, sauna...

Allergies, hormones et carence alimentaire

Les dosages sanguins hormonaux sont à faire ainsi qu'un bilan d'allergie et de carence en vitamines et minéraux.

Pour l'allergie, manger un aliment que le corps ne supporte pas engendre un syndrome inflammatoire et auto-immun pouvant favoriser, via des réactions cutanées, une chute de cheveux. Faire un phadiatop (test d'allergie respiratoire) et un trophotop (test d'allergie alimentaire) sont les bilans sanguins à pratiquer en première intention avec le dosage d'allergie aux protéines de lait de vache, d'intolérance au lactose et au gluten.

Quand il s'agit de pathologies hormonales, un traitement médical est prescrit en fonction du diagnostic afin de traiter directement l'origine de la chute du cheveu.

L'alopécie andro-génétique est une cause génétique et hormonale fréquemment retrouvée chez les hommes, comme chez 20% des femmes, dans les cas de syndrome des ovaires poly kystiques par exemple.

Quant à l'hypothyroïdie, cette maladie hormonale est connue pour provoquer une chute importante des cheveux chez la femme.

La femme ménopausée peut voir son cheveu s'affiner. Lui prescrire son traitement hormonal biomimétique après un bilan chez sa gynécologue, est un plus pour son confort global et la beauté de sa peau et de ses cheveux grâce à l'apport combiné des hormones estrogène et progestérone. De plus, un bon niveau hormonal retrouvé permet d'améliorer l'état général de l'organisme et de l'humeur, ce qui par conséquent est une base à la beauté extérieure.

La pilule contraceptive progestative seule peut avoir un effet secondaire hyperandrogènique dramatique sur le cheveu (chute) et la peau (acné) chez des femmes à tendance naturellement androgénique (testostérone élevée). Il faut alors prescrire une pilule à base de drospirénone et parfois l'associer à de la spironolactone afin de réduire le niveau d'androgène.

L'importance de la nutrition

Par ailleurs, la nutrition a un impact direct sur la qualité du cheveu, et influence sa chute, et ce, quelle que soit son origine. La prise de sang est prescrite par le médecin pour doser les éventuelles carences en fer, zinc, iode, vitamines D et du groupe B.

Attention la D, B12 et l'iode, présentes essentiellement dans les protéines animales (œufs, poissons, crustacés, viande) sont fréquemment en carence chez les végétaliens ou les vegan stricts sauf s'ils consomment des algues et se supplémentent en B12 et D.

Les acides aminés (protéines) apportent le collagène et la kératine, piliers des cheveux et des ongles. A Consommer tous les Jours issus des protéines animales ou des végétaux comme les légumineuses.

Quant au bon gras il est essentiel, car le corps ne sait pas le fabriquer. Ce gras est indispensable à la synthèse des hormones de la jeunesse (SDHEA) et des hormones sexuelles qui prédisposent à une belle qualité de peau, ongles et cheveux. En résumé, le gras est indispensable à la fonction de régénération du cheveu : y penser lors de régimes très restrictifs avec l'idée reçue que le gras fait grossir ou que le cheveu est gras à cause du gras alimentaire.

Attention, un apport sucré trop important abime la peau et le cheveu en provoquant la réaction de glycation qui détruit et rigidifie le collagène. La cosmétique utilise d'ailleurs des anti-oxydant à rôle anti glycation (ou anti glycant) pour lutter contre ce phénomène tant le sucre est néfaste à la souplesse de l'élastine te collagène.

Bon à savoir

Attention aux toxiques comme les drogues, l'alcool et le tabac qui réduisent l'absorption des vitamines, ainsi que la junk food, et les sodas, acides et sucrés, qui accélèrent le vieillissement du cheveu et de la peau.

Chez certains, la consommation trop importante de produits laitiers chez les personnes à tendance acnéique peut favoriser une acné plus importante, la dermite séborrhéique et par conséquent un cheveu plus fragile, car alors déshydraté.

Des traitements et solutions existent

De ces multiples causes, découlent des traitements personnalisés en fonction du diagnostic d'alopécie.

En effet, il y a les compléments alimentaires à base de vitamines à prescrire en fonction des carences retrouvées : les vitamines du groupe B, la vitamine D, le fer, l'iode, le zinc, la silice, le collagène et deles plantes comme le gattilier et le cassis (régulateur hormonal).

De même les lotions et shampoings riches en acide hyaluronique, Kératine, vitamines et oligo-éléments et sébo-régulateur sont à envisager pour donner de la force au follicule pileux. Certains shampoings sont riches en plantes stimulant la repousse.

Bon à savoir

L'anxiété et la dépression augmentent le cortisol et stress le follicule pileux qui s'affaiblit progressivement jusqu'à ne plus pouvoir donner de cheveux. En cas de stress permanent, la phytothérapie relaxante (valériane, passiflore, aubépine, millepertuis) permet de réduire l'anxiété et la mélatonine de mieux dormir (neuro-hormone du sommeil). Le GABA (en complément alimentaire) est très efficace pour réduire le stress chronique, et ainsi d'améliorer indirectement la qualité du cheveu. Si le trouble anxio-depressif persiste, un traitement antidépresseur s'avère alors salvateur.

Les massages du cuir chevelu stimulent la microcirculation et détendent les muscles du crâne. Un bonus pour se détendre tout court, et nourrir le follicule avec l'arrivée des principes actifs dans le sang ainsi stimulé mécaniquement.

Les séances de mésothérapie pour stimuler la pousse et stopper la chute. La mésothérapie est la technique de micro-injection de facteurs de croissance et de vitamines injectés directement dans le cuir chevelu de façon indolore et superficielle. Cette technique d'injection est optimisée par une séance d'exposition à de la lumière thérapeutique, la LED.

Pour finir, il reste une solution efficace dans les cas où la peau est dite glabre (absence totale de follicules pileux ou chauve) : la greffe capillaire. Elle est à pratiquer chez l'homme comme chez la femme, pour retrouver une chevelure parfois suffisante pour retrouver confiance en soi. Un crane clairsemé peut se révéler être dépressogène et doit être considéré comme une cause d'anxiété, voire dans certains cas, pouvant provoquer une dépression.

La perte des cheveux n'est en aucun cas une fatalité. Il faut consulter son médecin pour obtenir le traitement et la solution globale adaptés sans perdre de temps, car le capital cheveu est un capital bonheur qui n'attend pas!

Dr Alexandra DALU.

Facebook : Dr Alexandra Dalu
#dralexandradalu
www.alexandradalu.com

Médecin Diplômée de la faculté Paris V René Descartes Hôpital Necker
Ancienne assistante spécialiste des Hôpitaux de Paris (urgentiste)
DIU Medecine morphologique et Anti âge Paris XIII
DIU Nutrition Necker Paris V
DU micro nutrition Dijon
DU trouble du comportement alimentaire Paris V
DIU Mésothérapie Paris VI
DIU Anglais Médical
Auteure des livres "Les 100 idées reçues qui vous empêchent d'aller bien" et "Vive l'alimentation cétogène"

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